Zoom sur la French Tech Côte d’Azur

Nommée officiellement « Capitale French Tech Riviera Région Sud », la French Tech Côte d’Azur a obtenu, en avril dernier, le renouvellement de son label pour trois ans, afin de mettre en place une stratégie économique d’innovation et d’internationalisation.

Le précieux label qui a été décerné à la French Tech Riviera est attribué aux collectivités locales particulièrement actives dans le numérique. Son obtention constituait donc un enjeu crucial pour la Côte d’Azur, en termes d’image tout d’abord, mais aussi pour accéder à une plus grande visibilité internationale, ainsi qu’aux 200 millions d’euros de financements dédiés.

Cinq start-up clés

La côte d’azur a ainsi obtenu le « PASS French Tech » avec cinq start-up : Kinaxia, 360&1, Qwant, Median Technologies et Teach on Mars. C’était l’un des critères demandés pour cette nouvelle phase consacrée à l’internationalisation.

Les quatre piliers de la French Tech Riviera Région Sud sont Nice, Sophia-Antipolis, Cannes et Grasse. « Cette labellisation nous permet d’exister au niveau national. Nous avons trois ans pour changer la donne et faire naître une génération d’entrepreneurs capables de tirer les autres vers le haut. Et surtout de trouver des fonds…“, indique Cédric Messina, le co-président.

La côte d’azur version high tech tire son épingle du jeu

Et si, un jour, la riviera française devenait aussi connue pour sa high tech que pour son littoral ? L’aura de Sophia Antipolis, plus grande technopole de France créée à la fin des années 60, dépasse déjà les frontières hexagonales. Si Grasse est plus connu pour ses parfums, les trois autres villes tirent leur épingle du jeu dans le digital. Avec chacune un domaine de prédilection. Nice est en pointe dans la smart city : « Nice grid » sera le premier quartier solaire intelligent : la ville y a implanté son centre mondial dédié à la smart city ; Cannes est en avance sur l’image numérique, tandis que Sophia Antipolis est spécialisée dans la R&D numérique. La métropole compte huit pôles de compétitivité dont le pôle mondial « Solutions Communicantes Sécurisées ».

Poids lourds à stature internationale

Sophia-Antipolis a accueilli depuis longtemps des poids-lourds tels que IBM, Texas Instruments, Cisco, Schneider Electric. Plus récemment, Huawei, Samsung ou Intel y ont installé des centres de R&D. Elle a vu naitre des leaders mondiaux à l’image d’Amadeus, premier fournisseur mondial de solutions technologiques pour l’industrie du voyage et du tourisme.

Côté start-up, citons Qwant, moteur de recherche français, qui se pose en alternative à Google, Qualisteo, spécialiste de la performance thermique des bâtiments d’entreprises, M2M solutions, qui développe des objets connectés en marque blanche ou encore VuLog qui met en œuvre des solutions d’autopartage notamment pour Veolia.

L’un des grands projets d’avenir est la technopole urbaine Nice Meridia, futur moteur de l’innovation de la métropole, qui accueillera des activités de R&D et de formation dans les secteurs de l’environnement, de la croissance verte, de la santé et des services mobiles « sans contact ».

Les événements consacrés au digital se multiplient

Cannes accueille de nombreuses manifestations internationales du numérique comme le Mipcom, le Midem, l’Idef (consacré aux jeux vidéo), le Cannes Lions Festival, ou encore l’Innovative City Convention. La Principauté de Monaco, voisine, et à laquelle l’écosystème azuréen est intimement lié, héberge aussi des rendez-vous majeurs tels que le Wima, une conférence internationale sur les technologies NFCou encore le e-Healthworld (un congrès annuel lié à la santé connectée).

Nul doute que des synergies sont en train de se nouer entre la Principauté et la French Riviera. Affaire à suivre…

Article sandra Bensoussan

Auteur de l’article : Wealth Monaco

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